BIENVENUE

Bonjour et bienvenue sur le blogue du Comité Femmes en Action

Qu'est-ce que le Comité?

Le comité Femmes en action se penche sur les préoccupations et les problématiques que vivent les femmes tant dans leur milieu familial et social que dans leur milieu de travail.Il aborde des sujets de préoccupation tel que la conciliation travail-famille-loisirs,le harcèlement,la violence,l'indépendance économique,etc.Les membres du comité échangent entre elles,amassent et distribuent de l'information,sont à l'écoute de leur entourage,organisent des rencontres avec les membres,etc.
Elles peuvent avoir le mandat de représenter l'UES 800 lors d'activités touchant les préoccupations des femmes!
(Source:Site de l'UES 800)


Pourquoi un blogue?


Faisant partie du Comité Femmes en Action de l'UES 800,et à la suggestion de quelques personnes,j'ai pris l'initiative de créer un blogue où les femmes pourront échanger entre elles.Des liens utiles vous y seront fournis ainsi que diverses informations que ce soit au niveau syndical,travail,famille ou loisirs.
J'essaierai de répondre du mieux que je peux et au meilleur de mes connaissances aux demandes qui pourraient m'être faites.

Je vous souhaite donc une bonne visite et surtout,n'hésitez pas à laisser vos commentaires ou vos suggestions.

Faites-vous connaître!

Vous êtes une militante et vous ou quelqu'un d'autre organisez un événement à votre travail ou dans votre communauté...nous voulons le savoir!

Que ce soit un événement social,syndical ou familial (tel les fêtes de quartier communautaires) il y a peut-être des membres qui seraient intéressés d'y participer.

Vous pouvez communiquer avec moi par courriel à l'adresse suivante: cfalocal800@gmail.com ou laisser un message en commentaire sur le blog.

Merci de nous faire partager vos activités!

mardi 11 juin 2013

Chapeau,les filles!

Gala national du concours Chapeau, les filles !

« Chapeau à toutes les lauréates »
— Louise Mercier, vice-présidente à la FTQ

Québec, le 10 juin 2013. − Cette année encore, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) est heureuse de contribuer au concours Chapeau, les filles !, une initiative originale visant à encourager celles qui se tournent vers une profession ou un métier traditionnellement masculin.

La FTQ offre trois prix Équité de 2 000 $ chacun pour les volets de la formation professionnelle et de la formation technique. Ces prix sont destinés aux femmes qui veulent s’orienter ou se réorienter vers des emplois considérés comme des chasses gardées masculines.

La centrale syndicale offre également en commandite annuelle une somme de 5 000 $ afin de soutenir la promotion du concours à travers le Québec, dans les écoles, les collèges et les universités.
Félicitations aux lauréates

« Les lauréates sont à l’honneur et je salue leur détermination », dit la vice-présidente représentant les femmes de la FTQ, Louise Mercier. « Elles n’hésitent pas à affronter les embûches afin de réaliser leur rêve dans les châteaux forts masculins. Agissant comme modèles pour celles qui veulent sortir des sentiers battus, elles servent la cause de toutes les travailleuses, majoritairement confinées dans des emplois féminins, caractérisés par des conditions de travail difficiles, marqués par la précarité, des salaires inférieurs et la non-syndicalisation. Leur exemple est un apport incontestable à l’équité en emploi. »

Des efforts à poursuivre

Pour la FTQ, ce concours trouve toute justification dans des statistiques éloquentes. « Sur les 50 programmes qui présentent les meilleures perspectives d’avenir, 33 sont majoritairement masculins et très peu de femmes y sont inscrites. De plus, seulement 7 % des personnes qui participent au Programme d’apprentissage en milieu de travail sont des femmes », explique le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer.

Le dirigeant souligne que les filières traditionnellement masculines représentent d’excellents débouchés pour les femmes.

Pour la vice-présidente Louise Mercier, « il faut travailler sur plusieurs plans si l'on veut en arriver, un jour, à instaurer la pleine égalité économique entre les femmes et les hommes. L’un d’eux, c’est la diversification des choix de carrières pour les femmes. La réussite scolaire des femmes n’a malheureusement pas l’écho voulu pour elles sur le marché du travail. Non seulement les femmes font toujours face au plafond de verre, mais elles ont encore pas mal de murs à abattre sur le marché du travail ».

Plus de 200 000 femmes dans tout le Québec

Parmi ses 600 000 membres, la FTQ compte plus de 200 000 femmes, ce qui en fait la centrale la plus représentative des travailleuses syndiquées au Québec. Celles-ci se retrouvent dans tous les secteurs et milieux de travail, publics ou privés.

Elles sont dans la restauration, l’hôtellerie, le commerce de détail, la santé, l’éducation, les sociétés d’État et les organismes publics, les communications, l’entretien ménager, les bureaux, les caisses populaires, le textile, le vêtement… Un nombre grandissant d’entre elles occupent des emplois traditionnellement masculins, dans les usines, l’aérospatiale, la construction, la métallurgie, les municipalités ou le transport.
(Source:FTQ)

jeudi 6 juin 2013

Décès du Dr Henry Morgentaler

Décès du docteur Henry Morgentaler

« Son combat devra rester gravé dans l’histoire et dans notre mémoire »
— Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ

Montréal, le 30 mai 2013. − À l’occasion du décès du docteur Henry Morgentaler, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec tient à témoigner à son entourage sa sympathie, de même qu’à saluer son combat incessant pour faire respecter le droit à l’avortement.

« Il en fallait du courage et de la détermination pour accomplir un tel idéal et tout le monde sait qu’il a dû se battre contre vents et marées pour faire entendre son point de vue. Rien ne l’a arrêté : ni les interruptions de grossesse faites en sécurité dans l’illégalité, ni les procédures juridiques, ni les condamnations, ni l’emprisonnement. Le docteur Morgentaler faisait partie de ceux et celles, qui, trop rares, consacrent leur vie à la défense des droits et libertés les plus élémentaires. Nous lui levons notre chapeau, bien haut. » C’est en ces termes que le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer, a souligné la perte de ce grand homme.

Malgré son combat valeureux, le droit des femmes à disposer librement de leur corps est attaqué sans relâche par les forces rétrogrades, qui voudraient un retour en arrière, alors que les interruptions de grossesse se faisaient clandestinement, et dangereusement.
« Incontestablement, le décès du docteur Morgentaler laisse un vide important, et il nous faudra sans relâche rappeler ce qu’il était et ce qu’il a fait pour faire avancer la cause des femmes afin que son combat ne se perde pas dans les méandres de l’histoire et qu’il reste gravé dans nos mémoires », a conclu Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.
(Source:FTQ)

dimanche 2 juin 2013

Journées de réflexion sur l'action syndicale pour la santé mentale

  Les 7 et 8 mai derniers avaint lieu les journées de réflexion sur l'action syndicale pour la santé mentale organisées par la FTQ.Plus de 200 délégués de différentes affiliations étaient réunis afin de discuter des problèmes de santé mentale reliés au travail.
En compagnie de Louise Mercier et de Marc Simon de l'UES800,j'ai assisté à ces journées qui fûrent très instructives.
Nous y avons discuté de la santé mentale au travail et avons échangé les informations,les expériences et les démarches qui ont été faites dans différents milieux de travail.

*La santé mentale:qu'est-ce que c'est?
La santé mentale est tributaire,en bonne partie,des relations qu'une personne entretient avec son entourage.On comprend,dès lors,toute l'importance que revêt le milieu de travail,compte tenu de la proportion importante de temps qu'y passe la majorité des adultes.Non seulement le milieu de travail est-il un endroit de socialisation par excellence,mais le travail lui-même constitue un moyen crucial de réalisation de soi,d'engagement et de valorisation sociale.Malheureusement,le milieu de travail peut également s'avérer une source importante de stress et susciter souffrance et déception:on parle alors de problème de santé mentale ou psychologique liés au travail.
(*Source:Santé et services sociaux Québec)

  À la lumière de ces informations,il est clairement établi que la santé mentale au travail joue un rôle très important dans notre vie professionnelle,familiale et sociale.
Tout au long de ces deux journées de réflexion,des membres ont pris la parole au micro afin de poser des questions aux différents intervenants invités ou apporter leurs commentaires et faire part du programme d'aide aux employés (PAE) établi dans leur milieu de travail.
Il est ressorti de ces discussions que,peu importe le milieu de travail,les mêmes problèmes se posent en ce qui a trait à la santé mentale.
        Surcharge de travail:
             Parfois dû aux contraintes budgétaires,il y a des réductions de personnel,mais la charge de travail demeure la même.Les travailleurs et les travailleuses se voient donc imposer un stress supplémentaire.La peur de perdre son emploi si le travail n'est pas effectué dans les temps prévus,la fatigue qui s'accumule,l'anxiété,l'insomnie,la difficulté de concentration,etc.,sont autant de symptômes physiques,psychologiques ou intellectuels traduisant l'épuisement professionnel pouvant mener à l'incapacité à travailler.
         Manque de travail:
              Dans d'autres milieux ,c'est le manque de travail qui joue un rôle majeur dans les problèmes de santé mentale.Le nombre des employés reste le même,l'employeur ne voulant pas faire de mises à pied autant que possible.Il y a moins de travail,donc,souvent,les employés se surveillent entre eux,essaient d'en faire plus qu'un autre,etc.Étant donné qu'il y a eu beaucoup de fermetures d'usine,quand la baisse de travail est très marquée...c'est la peur qui s'installe!
Peur de perdre son emploi,peur de ne pas rencontrer ses obligations monétaires,peur du jugement des collègues si la production est moins bonne,etc.

*Il y a plusieurs autres facteurs qui ont également un effet majeur sur la santé mentale:
                         -le manque d'organisation
                         -la circulation déficiente de l'information
                         -la faible reconnaissance
                         -les relations pauvres ou tendues entre collègues
                         -etc.
Des facteurs individuels ont également un impact:
                         -les difficultés personnelles et familiales ainsi que les problèmes financiers ont des effets sur la vie au travail.
(*Source:Santé et services sociaux Québec)

En résumé,je crois qu'il n'est pas faux de dire que personne n'est à l'abri d'un problème de santé mentale.Sous ce terme,nous pouvons y retrouver ces différentes appellations:"burn-out",épuisement professionnel,dépression,crise d'angoisse,détresse psychologique,etc.

*La majorité des personnes souffrant d'un problème de santé mentale en sont victimes à cause de leurs conditions de travail.Les cadences,le bruit,les contraintes de production,les horaires difficiles imposés,l'organisation du travail,la supervision excessive ou son absence,le type de gestion,le cumul des tâches et des responsabilités,les échéanciers serrés,la multiplication et la simultanéité des tâches,l'isolement,les coupures de postes,la violence,etc.,ont des effets néfastes sur la santé psychologique des personnes qui y sont exposées.
(*Source;Document de réflexion sur l'action syndicale FTQ)

À mon humble avis,il n'y a pas un travail qui vaille d'hypothéquer ou détruire sa santé tant mentale que physique;il faut donc trouver des moyens afin d'établir de bons climats dans les milieux de travail!

                                          Photo:courtoisie FTQ

Sur la photo,de gauche à droite:Louise Mercier,Carole Gingras,Sylvie Goulet,Marc Simon et Chantal Bélanger


samedi 4 mai 2013

Suggestion de lecture

J'ai terminé la lecture de ce livre jeudi soir et j'en ai relu des extraits en fin de semaine tellement il m'a touchée.Madame Fontaine est dotée d'un positivisme à toute épreuve et,par son récit,elle nous entraîne dans sa joie de vivre.Tôt ou tard,chacun et chacune d'entre nous,a été ou sera confrontée à une situation pénible à traverser;que ce soit au travail,dans la famille ou dans notre vie personnelle,un jour ou l'autre nous avons été ou serons appelés à choisir de foncer ou à se refermer sur soi-même.
Je vous recommande de  lire ce petit livre (155 pages) car il peut vraiment apporter un soutien et des encouragements à qui peut en avoir besoin!
Pour ma part,ma devise a toujours été:"Quand on veut...on peut!"

Bonne lecture!!


HOP LA VIE! 

  HOP LA VIE!

 
Auteure : Johanne Fontaine


Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir…

Mars 2010, diagnostic de cancer incurable. Johanne Fontaine a l’intime conviction que son histoire et ses anecdotes, bien que différentes des vôtres, se recoupent en relation avec ce qu’elles nous permettent de devenir. Que ce soit un diagnostic médical, la séparation de nos parents, l’alcoolisme d’un père ou d’une mère, le sentiment de rejet ou d’abandon, une injustice, la mort d’un proche, la fin d’une vie de couple, un congédiement, une faillite, un viol, une maladie physique ou mentale, des relations conflictuelles, tous sont autant de drames et de cicatrices qui nous marquent à jamais.

Nous avons le choix de l’attitude à adopter, de lâcher prise et demander de l’aide. Les outils qui s’offrent à nous sont nombreux. Johanne tient à partager ses trucs, pistes de réflexion, suggestions et moyens pour vous aider à traverser des épreuves. On ne sait jamais ce qui va nous aider à les surmonter lorsque tout s’écroule autour de nous.

Alors, HOP LA VIE! Entreprenons ensemble un voyage où l'amour de soi et l'espoir se donnent rendez-vous. (Source:Internet)

mercredi 1 mai 2013

Fête des travailleurs et des travailleuses

2013-05-01 08:00
Nouvelle

Fête internationale des travailleurs et des travailleuses Les centrales syndicales rencontrent la première ministre

Québec, le 1er mai 2013. − Reprenant la tradition, les chefs des trois principales centrales syndicales du Québec rencontrent aujourd’hui la première ministre du Québec à l’occasion de la Fête internationale des travailleurs et des travailleuses. Les leaders syndicaux, Michel Arsenault de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Louise Chabot de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et Jacques Létourneau de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) en profiteront pour faire état des principales préoccupations des travailleurs et des travailleuses du Québec.

Ils affirment que le gouvernement du Québec doit agir sans délai auprès du gouvernement fédéral afin de contrer ses politiques néfastes dans les dossiers de l’assurance-emploi, des Fonds de travailleurs et du projet de loi C-377 portant sur l’obligation des organisations syndicales de fournir des informations financières. Une loi idéologique qui n’a qu’un objectif : aider les employeurs à lutter contre les organisations syndicales. Québec a aussi le devoir d’améliorer la rente de nos retraités et retraitées, et de protéger la santé et la sécurité des travailleurs et travailleuses.« Sur ces deux derniers volets, nous souhaitons que le gouvernement agisse avec diligence et présente des projets de loi porteurs pour les travailleuses et les travailleurs, syndiqués ou non. De plus, le projet de loi no 14, portant, entre autres, sur la francisation des petites entreprises doit prendre en compte les préoccupations des centrales syndicales. »
Par ailleurs, les chefs syndicaux invitent encore une fois le gouvernement du Québec à reporter sa course au déficit zéro. La situation économique mondiale étant toujours fragile et, de l’aveu même de la première ministre, les rentrées d’argent n’étant pas au rendez-vous, il serait prudent, voire sage, de reporter l’atteinte de cet objectif. À ce chapitre, Québec devrait s’empresser d’ouvrir le débat avec Ottawa, afin que ce dernier mette en place des mesures efficaces de lutte contre la fuite des capitaux dans les paradis fiscaux. Aucun gouvernement ne peut se permettre de se priver d’une telle source de revenus.

En plus de demander au gouvernement d’abandonner sa taxe santé qui pénalise les plus démunis, les représentants syndicaux ont abordé le dossier de l’aide sociale. Pour lutter efficacement contre la pauvreté, il est essentiel de créer des emplois de qualité dans toutes les régions avec des projets de développement économique et durable, par exemple l’électrification du transport en commun, sans oublier le développement de nos ressources naturelles en y intégrant notamment la deuxième et la troisième transformation. Les chefs syndicaux auraient souhaité une hausse plus substantielle du salaire minimum qui ne permet actuellement pas d’être au-delà du seuil de la pauvreté, le recours accru aux banques alimentaires en est une triste démonstration.

Ce gouvernement doit porter une attention particulière à l’éducation qui doit devenir une des priorités nationales et à la protection de notre système de santé.

« Enfin, cette rencontre du 1er mai avec la première ministre doit être plus qu’un exercice de relations publiques. Cela doit se traduire par des engagements concrets à l’endroit des travailleurs et des travailleuses du Québec », de conclure les leaders syndicaux.
(Source:Site de la FTQ)

lundi 29 avril 2013

29 avril 2013 19:00

Pour en finir avec les «sweatshops»


 
Romain Bédard
 
 

 

 
Mercredi dernier, nouvelle histoire d'horreur. À Savar, au Bangladesh, un immeuble de huit étages s'est effondré, tuant au moins 380 personnes. Au moment d'écrire ces lignes, le bilan des victimes était appelé à grossir car près de 900 personnes manquaient toujours à l'appel.
L'immeuble abritait des ateliers de confection textile, ces sweatshops (ou «ateliers de misère») où s'entassent des ouvriers (majoritairement des jeunes femmes) qui gagnent un salaire de crève-faim (38$ par mois) et travaillent dans des conditions pitoyables.
Selon les derniers rapports, la veille de l'effondrement, quelques employés avaient manifesté leur inquiétude devant de larges fissures apparues dans la structure de l'édifice. Malgré un ordre d'évacuation de la police, les dirigeants ont forcé les 3000 ouvriers à retourner au travail.
On connaît l'histoire. Trop bien même. Toujours au Bangladesh, en novembre dernier, un feu dans une manufacture de vêtements a fait 112 morts. Depuis 2006, les incendies dans les usines de vêtements de ce pays ont fait plus de 700 morts, selon l'organisme Clean Clothes Campaign.
Mais la récente tragédie de Savar nous touche particulièrement au Canada. Pourquoi? Parce que comme la plupart des sweatshops établis dans les pays pauvres, les usines installées dans le Rana Plaza fabriquaient des vêtements pour des grands détaillants occidentaux comme Walmart, The Children's Place, Primark, Benetton et... Loblaws.
L'usine fabriquait en effet des vêtements Joe Fresh (Joe style frais, en français), la marque de Loblaws, un des fleurons du commerce de détail au pays.
Et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire le mot «boycott», Loblaws est passé en mode damage control afin de limiter les dégâts. Peu après la tragédie, l'entreprise a confirmé que certains de ses vêtements étaient bel et bien fabriqués dans l'usine qui s'est effondrée. (Remarquez, quand des photos de vos produits sur les lieux du drame apparaissent sur Twitter, il n'y a pas matière à tergiverser...)
Une rencontre d'urgence entre Loblaws et des représentants du Conseil canadien du commerce de détail était prévue lundi afin «d'identifier les solutions qui assureront des conditions de travail sécuritaires aux travailleurs des entreprises avec lesquelles nous faisons affaire» (tiré du site web de Joe Fresh).
Les détaillants comme Loblaws ont-ils raison de s'inquiéter? Certainement.
Avant les années 1990, le fléau des sweatshops était largement ignoré du monde occidental. Puis, en 1996, Charles Kernaghan, directeur de l'Institute for Global Labour and Human Rights, témoigne devant le Congrès américain que les vêtements de la marque créée par l'animatrice de télévision Kathie Lee Gifford (du talk-show Regis and Kathie Lee) et vendue chez Walmart étaient fabriqués par des enfants dans des usines au Honduras.
Imaginez le scandale: comme on peut s'en douter, l'annonce a eu un effet fulgurant.
Et que dire de la campagne de boycott mondiale contre les produits de Nike (aussi accusé d'utiliser des sweatshops partout dans le monde) à la fin des années 1990? Une campagne tellement efficace qu'elle a forcé le géant des articles de sports à se réinventer au cours des 20 années suivantes.
Les consommateurs sont aujourd'hui beaucoup plus au fait des problèmes concernant les ateliers de misère et l'exploitation des enfants dans le monde. Un sondage Ipsos-Reid mené en août 2012 montre que 93% des Canadiens seraient prêts à supporter les compagnies qui garantissent que leurs produits ne sont pas fabriqués par des enfants; 68% des répondants paieraient même ces produits jusqu'à 16% plus cher.
Voilà pourquoi Loblaws ne prend pas les choses à la légère. Par contre, il n'y a pas de solution facile en vue.
La pression des consommateurs est une arme redoutable, mais difficile à mettre en place. De récents exemples montrent qu'elle s'exerce le mieux dans des environnements fermés. Quelques universités américaines ont été forcées de revoir leurs contrats avec des fabricants (non-équitables) de vêtements sportifs après que les étudiants aient fait pression sur la direction. (Voir à ce sujet l'excellent article de Salon.com.)
Oui, la plupart des grands fabricants se sont dotés d'un code d'éthique, mais sont-ils capables d'assurer que leurs sous-traitants en font autant? Ont-ils les moyens d'inspecter les usines? De garantir que chaque maillon de la chaîne de fournisseurs soit irréprochable?
Et nous, consommateurs «ordinaires», comment faire pour s'y retrouver? Observer les étiquettes des vêtements pour en connaître l'origine est une bonne habitude à prendre. Mais faudra-t-il boycotter pour autant tous les vêtements qui viennent du Bangladesh?
Pas évident: d'un côté, on vous dira que d'acheter «made in Bangladesh» revient à encourager le cheap labour et les ateliers de misère.
De l'autre, on vous dira que les emplois, même précaires, créés par les usines de vêtements au Bangladesh contribuent à sortir ses habitants de la pauvreté. Et qu'il vaut mieux gagner 38$ par mois dans les manufactures que 10$ par mois dans les champs.
Notre sens de l'éthique est plus que jamais confronté aux dures réalités du marché économique mondial.
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Romain Bédard
Après des études en science politique, Romain Bédard se découvre une passion pour les médias et la communication. De 1991 à 2005, il travaille aux Éditions Infopresse en tant que journaliste, rédacteur en chef et éditeur adjoint. En novembre 2005, il quitte Infopresse pour devenir rédacteur en chef du portail Canoë, où il dirige une équipe de 25 journalistes, blogueurs et vidéojournalistes. Durant quatre ans, il transforme le site en destination incontournable pour l'information. Il devient en 2010 rédacteur en chef de Yahoo! Québec et relève le défi de faire du portail américain un site plus convivial et mieux adapté aux goûts de ses lecteurs québécois. Il tient une chronique hebdomadaire pour MSN Québec depuis février 2013. (Source:Msn actualités)

samedi 27 avril 2013

Manifestation contre la réforme de l'assurance-emploi-J'y étais!

Montréal,ce 27 avril 2013,les travailleurs et travailleuses de toutes les centrales syndicales se sont réunis(es) afin de manifester contre la réforme de l'assurance-emploi.
C'est un grand élan de solidarité qui a réuni tout ce beau monde pour une même cause et un même but...se prononcer contre la réforme de l'assurance-emploi du gouvernement conservateur!
Quelques photos de cette superbe journée et cette magnifique solidarité!

Photo prise par Raymond Larcher

Photo prise par moi

Photo prise par moi

Photo courtoisie du site de la FTQ